Ménage et Bois dans la Maison

Samedi 7 octobre, je monte le chemin forestier vers le Rathsamhausen, et le Lutzlebourg,  mon ascension se fait sous le soleil de cette journée qui s’annonce clémente avec une pointe de fraicheur automnale. J’arrive aux châteaux et j’entends déjà les bruits de notre équipe de choc qui est déjà à pied d’œuvre… Le viel adage « l’union fait la force », amso+amchott, les amis du Mont Saint Odile et les Amis des Châteaux d’Ottrott ! L’objectif de cette journée, rentrer le bois que nous avions coupé en début d’année, de manière à nettoyer le site et …passer l’Hiver au chaud… 9H du matin, déjà les tronçonneuses font entendre leur voix, dièses et bémols mécaniques qui se déchainent dans une complainte stridente ! Gaby, Serge la compagnie des amso dans un exercice rodé, équipe efficiente qui débite inlassablement les branches et troncs de châtaignier … Le geste est précis, les rondins tombent les uns après les autres, comme notre cavalerie lourde de chevaliers français à la bataille d’Azincourt, fauchés par les archers gallois et leurs grands arcs à longue portée…

Et comme pour faire écho à ce rythme stakhanoviste de nos bûcherons, l’équipe de maçons imperturbable, s’atèle à une opération de rebouchage de joints sur le mur des lices du Lutzelbourg et la passerelle d’accès du Rathsamhausen. Jean-Paul, Michel et Didier remettent cent fois sur le métier la projection de mortier au plus profond du mur afin de consolider les édifices. La maçonnerie sur nos vieux murs, c’est l’art de trouver les bonnes pierres de les tailler soigneusement, et de les replacer au bon endroit dans l’harmonie de l’ouvrage existant ! Le chantier maçonnerie arrive à sa fin sur cette année, les abords de la passerelle dans la barbacane du Rathsamhausen ayant également été « bétonnée » ce jeudi.

Et si nous revenions à tout ce bois coupé… ou le stocker… Pierrot et Michel, dès l’entame de cette belle matinée, s’attachent particulièrement à remodeler l’intérieur de la Maison du Lutzelbourg… Et surtout allumer un grand feu dans la cheminée pour se réchauffer,le fond de l’air est frais  ! Stocker le bois sec près de la cheminée, protéger le bois, déplacer le matériel de maçonnerie vers les réservoirs, agencer le coin droit de la maison pour recevoir les brouettes de bûches qui ne vont pas tarder à venir… Trier et ordonner le coin outillages, et surtout débarrasser le rdc de tonnes de madriers, poteaux, qui partent dans l’arrière de la maison. Et puis vient le moment de monter un stock de portes au premier étage (portes que les travailleurs de l’opération taupe, utilisaient probablement comme échafaudages).  A chaque ascension de l’escalier pentu qui mène au 1er, je comprends mieux pourquoi dans le langage très familier , la porte s’appelle « la lourde »…

Et le point d’orgue de cette matinée c’est l’arrivée en masse de nos collègues pousseurs de brouettes qui ramènent le bois coupé à l’intérieur de la maison. S’installe alors une ambiance très productive de stockage de bois, chacun à son poste pour déverser et empiler les bûches qui arrivent en cadences ! Une heure après toute l’équipe est fière de voir les stères de bois entassés dans la maison. C’est l’heure de la pause déjeuner … Bûcherons, brouetteurs, maçons, empileurs, tous se regroupent autour de la tablée, soigneusement préparée par Isabelle qui s’est chargé de la logistique repas. Merci à elle !

 

 

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