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L’objectif de cet atelier est de réhabiliter les jardin renaissance dit jardin italien au pied du Lutzelbourg et le jardin médiéval, au pied du Rathsamhausen, et plus généralement concerne les activités dites « espaces verts », répétitives, débroussaillages, abattages des arbres qui peuvent envahir le site (sous l’autorité de notre garde forestier)…
Inventaire de la flore vasculaire des châteaux d’Ottrott
Sur les conseils de la Société Botanique d’Alsace, l’association des amis des châteaux d’Ottrott a entamé l’inventaire des plantes vasculaires présentes sur ce promontoire rocheux.
Les premiers relevés ont débuté en mars 2019 puis ils se sont succédés au fil de l’année au rythme d’un passage tous les 15 jours en moyenne. La zone étudiée a été subdivisée en trois entités distinctes :
les deux premières correspondent aux deux châteaux médiévaux ruinés (Rathsamhausen & Lutzelbourg) et à leurs abords qui abritent une flore typique des forêts du piémont gréseux vosgien (Anemone nemorosa, Castanea sativa, Fagus sylvatica, Luzula sylvatica, Melica uniflora, etc…). De par la présence de ces ruines anciennes, cette végétation forestière est associée à des espèces anthropogènes, cultivées par l’homme pour s’alimenter (Aegopodium podagraria, Cornus mas, Ribes uva-crispa), se soigner (Actaea spicata, Chelidonium majus, Leonurus cardiaca…) ou pour leurs propriétés et symboliques diverses (Saponaria officinalis, Vinca minor). Ce cortège est complété par des plantes rudérales indirectement favorisées par l’homme. On compte parmi elles des nitrophiles typiques appréciant les sols riches en azote comme Aethusa cynapium, Galeopsis tetrahit, Urtica dioica, Sambucus nigra, et des neutrophiles avantagées par l’utilisation de chaux dans le jointement des pierres des constructions (Cornus sanguinea, Viburnum lantana, Ligustrum vulgare).
La dernière entité individualisée correspond au plateau central situé autour des fondations du château de l’an mil et qui dispose d’une pelouse thermophile caractérisée par la présence de Bromopsis erecta, Helianthemum nummularium, Pimpinella saxifraga, ou Thymus pulegioides.
Le présent inventaire sera complété en 2020 par de nouvelles prospections afin de repérer les végétaux qui auraient été éventuellement oubliés lors de la campagne 2019. Des identifications plus poussées seront également nécessaires afin d’identifier quelques plantes appartenant à des groupes complexes (Agrostis, Hieracium, Festuca, Polypodium).
Pour chacune des espèces répertoriées, la catégorie UICN de la liste rouge de la flore d’Alsace a été recherchée. Rappel des catégories UICN : VU : vulnérable NT : Quasi menacé LC : Préoccupation mineure (taxon pour lequel le risque de disparition d’Alsace est faible) NA : Non applicable (taxon non soumis à évaluation car non indigène ou naturalisé en Alsace)
Source : VANGENDT J., BERCHTOLD J.‐P., JACOB J.‐C., HOLVECK P., HOFF M., PIERNE A., REDURON J.‐P., BOEUF R., COMBROUX I., HEITZLER P., TREIBER R., 2014. La Liste rouge de la Flore vasculaire menacée en Alsace. CBA, SBA, ODONAT, 96 p.
Rédacteur : Frédéric TOURNAY
À ce jour, on compte sur le site des châteaux d’Ottrott : – Une espèce classée VU : Leonurus cardiaca – Deux espèces classées NT : Actaea spicata et Sorbus mougeotii – 127 espèces classées LC – 6 espèces classées NA
Sorbier de Mougeot (sorbus mougeotii) Agripaume (Leonurus cardiaca) en graines
Petite Ciguë (Aethusa cynapium) dans les éboulis du Lutzelbourg
Actée en épi (Actaea spicata) unique exemplaire à l’arrière du Lutzelboourg
Erigeron Annuel (Erigeron annuus) à l’avant du Lutzelbourg
Solidage verge d’or (Solidago virgaurea) autour du château de l’an mil
Épervière de Savoie (Hieracium sabaudum) sur le mur d’accès du Rathsamhasuen
Petit boucage (Pimpinella saxifraga) et fougère appartenant au genre Polypodium
Les Jardins Médiévaux du Rathsamhausen selon Hildegarde de Bingen
En ce début d’année 2019, les jardinières et jardiniers des Amchott réaménagent les jardins médiévaux situés au pied du Rathsamhausen. L’objectif est de présenter les plantes évoquées par Hildegarde de Bingen, moniale allemande ayant vécu au XIIème siècle. Témoin de visions mystiques, elle a publié de nombreux écrits sur la théologie, l’histoire naturelle, la médecine, les plantes, les roches, la cosmologie mais aussi des compositions musicales. En matière de médecine, d’utilisation des plantes, d’hygiène et de diététique son approche est novatrice : elle prend en compte l’être humain dans sa globalité et dans son environnement, s’appuyant sur les vertus curatives des plantes. On la considère commela première phytothérapeute de l’histoire. Les plantes figurant dans les écrits d’Hildegarde de Bingen sont regroupées dans six carrés en fonctions de leurs propriétés et de leurs usages.
Plantes potagères : épeautre, chou, épinard, poireau, persil, pois, ail, panais Plantes contre les maux de tête et la fatigue : thym-serpolet, romarin, menthe poivrée, achillée Plantes contre les mauvaises odeurs : lavande, sauge, iris, violette Plantes contre la toux et le rhume : aunée, livèche, guimauve, aneth Plantes contre les irritations de la peau : plantain, pavot, camomille, grande chélidoine
l’Epautre
La Guimauve
Pisum sativum (pois, pea).
Salvia officinalis (sauge officinale, common sage).
Pervenches devant le Lutz
Pervenches sauvages aux Châteaux
Pour certains les jardins du Moyen age évoquent une certaine nostalgie du paradis perdu : le jardin d’Eden, dans sa représentation médiévale apparaît comme un espace sacré circulaire, le cercle révèle le divin, le céleste, alors que le carré exprime le terrestre, le carré s’intègre parfaitement dans la symbolique médiévale liée aux nombres, les 4 éléments, les 4 fleuves du paradis, les 4 évangiles, les 4 saisons…Le 4 ou le carré, est le symbole de perfection au Moyen Age, il sert donc de base à la réalisation des jardins.
Inspiré de l’ « Hortus Conclusus » ces jardins devaient surtout et avant tout, être des jardins utilitaires, procurant nourriture, vêtements, médecines avant d’être lié aux plaisirs, le Moyen Age ne faisait semble t il pas de distinction entre l’utile et l’agréable.
Durant la longue période qu’a duré le Moyen Age, 10 siècles, les jardins ont profondément évolués, de l’hortus castral, jardin du château, à l’hortus déliciarum , jardin des délices, prélude aux jardins de la renaissance, en passant par les jardins monastiques, tous ces jardins ont gardé certaines particularités spécifiques aux jardins moyenâgeux .
Hortus deliciarum
Hortus Castral : avant tout lieu défensif ou la moindre place est comptée. Le château féodal laisse peu d’espace pour le jardin. La priorité est donc donnée à l’hortulus , jardinet fermé situé dans une des cours de la forteresse, jardin d’herbes utilisées quotidiennement dans la cuisine. Seul quelques grands domaines disposant d’une place plus importante peuvent se permettre de posséder un herbularius où sont cultivées les plantes médicinales. Les cultures s’étendaient généralement au delà des remparts avec les champs de céréales.
Hortus Castral et herbularium du Rathsamhausen
Hortus Monastique : ce type de jardin fait partie intégrante de la vie spirituelle de ses occupants, tous les jardins monastiques d’Europe sont basés sur le fameux plan dit de « l’abbaye de St Gall ». Rédigé vers l’an 806, par Théodore de Trace. Pour la première fois les différents types de jardins sont identifiés, et répertoriés .Ils sont répartis en plusieurs endroits en fonction de la spécification et de la fonctionnalité des bâtiments.
Tout prés du logis du moine médecin, l’herbularius ou jardin des simples se situe prés de l’infirmerie, il est , constitué de rectangles bordés de planches, où sont cultivées les plantes médicinales, aromatiques et condimentaires.
Nous retrouvons dans ces jardins, 49 plantes citées dans la « Capitulaire de Vilis ». Chaque ensemble de bâtiments comportait un cloître plus ou moins grand mais toujours divisé en 4 parties avec un point central orné d’une fontaine ,d’un puits , d’ une statue ou d’un arbre , arbre de vie en mémoire à l’arbre sacré du paradis, arbre de la connaissance du bien et du mal.
Promulgué vers l’an 795 par l’empereur Charlemagne, mais rédigé vraisemblablement par un de ses scribes Alcuin , le « Capitulaire de Vilis », est une ordonnance qui présente et décrit 88 plantes, recommandées dans la vie de tous les jours pour se soigner, se nourrir, se vêtir et même travailler. Ces plantes : médicinales, aromatiques, légumes, fruits, textiles, tinctoriales…, permettant de vivre en autarcie, doivent être cultivées dans les maisons royales, abbayes, monastères , hôpitaux, maladreries et léproseries.
Les 88 plantes du « Capitulaire de Vilis »
Walafried Strabo (809-849) , dit Strabon, moine de l’abbaye de Reichenau prés de Constance en Allemagne décrit en 842, sous forme de poème, dans le « Liber de cultura hortorum », 26 plantes cultivées dans les monastères.
Plus tard (XIIe) Hildegarde (1098-1179), pour finir l’article sur celle qui nous a permis de le commencer, abbesse bénédictine de Bingen dans deux de ses livres, le «physica » ou «Liber subtilatum », livre des subtilités, nous donne des informations sur plus de 300 végétaux.
Hildegarde von Bingen
Jardin Médiéval
L’équipe de l’atelier jardins, a vu beaucoup de ses efforts produits sur le Jardin Renaissance anéantis par …. l’invasion des sangliers qui « revendiquent » leur droit au labour du sol. Mammifère omnivore, et omniprésent qui cause des dégâts très importants, la terre retournée, les pierres déplacées, la horde de « suidés » ne laisse aucun répit à nos bénévoles !
Les sangliers sont réputés pour être une espèce-ingénieur, c’est à dire qu’ils savent déployer des stratégies pour faire face à la pression de la chasse. Ils s’adaptent. Nos bénévoles vont également développer une stratégie pour faire face à la pression des sangliers ! Nos « bénévoles-ingénieurs » sont à l’étude des différentes options, clôture du jardin, troncs d’arbres pour bloquer l’accès ? A suivre….
En attendant, repli tactique depuis 3 semaines sur le Jardin Médiéval, où l’équipe est à pied d’œuvre pour réhabiliter les carrés de terre reconstruits par l’équipe de Salch, à l’endroit ou devait se trouver le jardin à l’origine.
En complément des premières interventions entreprises plus tôt en nov, par Claire, Sandrine, Véronique, et Monique, ce mardi 21 nov, l’équipe a nettoyé, avec l’aide de Michel et de Raoul, un carré de jardin et vidé un autre de sa terre, afin de pouvoir y réaliser un « lasagne » de bois mort au fond, puis de feuilles et enfin de sa terre initiale, ce qui permettra de redonner une vie souterraine dans nos jardins.
Nous vous adressons quelques photos, et vous tiendrons informés de l’évolution de nos travaux, et de la « reconquête du Jardin Renaissance » !
Les Jardins des Châteaux d’Ottrott
Nos ancêtres du 12ème et 13ème siècles n’ont pas construit le Rathsamhausen et le Lutzelbourg pour faire du jardinage ! Les deux forteresses sont bel et bien édifiées dans un but guerrier : défendre les couvents du Mont-Sainte-Odile et, puis, bien entendu, pour affirmer la puissance des nobles occupants des lieux. Cependant, les années, les lustres ont défilé et les occupants des châteaux ont désiré manger quelques légumes, voulu épicer leurs menus, se soigner aussi. Ainsi sont apparus les premiers jardins des châteaux médiévaux.
Les jardins du moyen âge
Le moyen âge ne connaissait ni la pomme de terre, ni la tomate. Les premiers potagers proposaient fèves, haricots, pois, topinambours, carottes et choux. Les épices devaient être ceux qui poussent naturellement dans notre région : menthe, serpolet, origan…
Les jardins médicinaux supposaient la présence d’un herboriste ou tout du moins d’un connaisseur : ils furent dans un premier temps réservés aux couvents, où les moines cultivaient les ‘simples’.
Difficile de dire à quelle époque, les jardins sont venus améliorer la vie des châteaux. A la Renaissance, ils sont cependant attestés par de nombreuses gravures. Témoin ce dessin du Landskron publié par Merian dans Topographia Germaniae en 1663.
Les jardins sont installés dans les lices basses du château. Ils sont composés de plates-bandes régulières.
Les cartes postales anciennes montrent, devant les lices du Lutzelbourg, une large surface plane, peut-être la trace d’un ancien jardin.
Les travaux de l’équipe de Charles Laurent Salch à Ottrott
Le Centre d’Archéologie Médiévale de Strasbourg a travaillé sur le site des châteaux d’Ottrott durant une trentaine d’années. Entretien du site, fouilles archéologiques, consolidation des ruines, recherches historiques, publications, le travail effectué est considérable.
C.L. Salch voulait agrémenter la visite des ruines. Il a décidé de réimplanter des jardins dans les fossés et lices, là où selon le résultat de ses fouilles, il en avait trouvé des vestiges. Le plan de travail était le suivant :
Jardinet médiéval de plantes médicinales dans le fossé sud du Rathsamhausen
Jardin de la Renaissance dans les lices sud du Lutzelbourg
Amphithéâtre de verdure devant la Maison du Lutzelburg
Potager de la Renaissance dans les fossés ouest du Lutzelbourg (resté à l’état de projet)
En 1989, un petit livret est paru ‘Les Jardins des Châteaux d’Ottrott’. Dans cet opuscule, très agréable à parcourir, A.H. Caille explique comment les jardins ont été redessinés à partir d’exemples anciens, comment plus de soixante espèces végétales ont été sélectionnées et réimplantées à Ottrott. Les principales espèces sont décrites, ainsi que leurs vertus. Armoise, alsine, bardane, bourse-à-pasteur, cétarach, chélidoine, clématite, églantier, éranthe, euphorbe, herbe-à-robert, hémérocaille, lierre, linaire, mauve, menthe, molène, origan, orpin, ortie, oseille, pervenche, rue-des-murailles, serpolet, sisymbre, sureau, joubarbe, agripaume, asaret, belladone, berce, sceau de Salomon….
Voici le paragraphe qui concerne la berce, si prolifique devant le Lutzelbourg.
Berce, Heraclum sphondylium, heraclum mantegazzianum.
Noms régionaux : Bärenklau, Baradoba, Baratatza.
Plante d’Europe de l’est et de Sibérie, qui pousse dans les plaines humides et les lisières des forêts. Sa variante cultivée est importée au 16ème siècle. Elle viendrait de Pologne où l’on faisait de ses fleurs et feuilles bouillies, puis fermentées, un bouillon acide que l’on appelle ‘bartsch’ d’où le nom de ‘berce’. Dans nos régions, les feuilles étaient utilisées comme aromate. On l’employait contre la dysenterie et comme anti-spasmodique et anti-hystérique. On l’appliquait sur les furoncles et abcès. Les poils qui hérissent la tige provoquent des réactions allergiques !
Présente au Dreistein, Guirbaden, Nideck, Lutzelbourg.
A.H.Caillé, les jardins des châteaux d’Ottrott
Admirez cette restitution du Lutzelbourg, dessinée par C. Remy, avec son jardin Renaissance.
Le projet des Amchott
Lorsque nous sommes entrés dans les ruines voilà quelques mois, une véritable forêt de recouvrait le jardin Renaissance, les ronces recouvraient le jardin médiéval et le théâtre de verdure. Les Amchott ont commencé par débroussailler les lieux.
Le Jardin RENAISSANCE du LUTZELBOURG :
Le Jardin MEDIEVAL du RATHSAMHAUSEN
Aujourd’hui, notre Atelier Jardin a entamé la réhabilitation du jardin Renaissance. Arracher les souches, remettre en place les murets, assainir les allées, vider le petit bassin central. Les bénévoles ont de longues heures de travail devant eux ! Bientôt, Monique et son équipe remettront en place les espèces sélectionnées par l’équipe de C.L. Salch, et de nombreuses fleurs.
Parallèlement, notre Atelier Maçonnerie a entrepris la réfection des murs des lices sud du Lutzelbourg qui longent le jardin. Reprise des arases et des joints. Ainsi, le jardin Renaissance retrouvera sa beauté et offrira un bel espace devant les ruines du Lutzelbourg.
Deuxième étape du projet : le théâtre de verdure.
Le jardin médiéval du Rathsamhausen devrait suivre…
Qui dit Jardin, dit Hortus !
Nous ne pouvons quitter cet article consacré aux jardins sans un clin d’œil au jardin d’Herrade de Landsberg, l’Hortus Deliciarum. Notre Herrade, dans les centaines de miniatures de son codex, notre Herrade n’a pas représenté un seul jardin, au sens propre du terme. Sans doute la bonne abbesse du Mont-Sainte-Odile avait-elle plus en tête l’éducation de ses moniales que celle de ses jardiniers. Regardez cependant ce dessin tiré de l’Hortus !
Herrade représente la Terre, après le jour du jugement dernier. Notre terre serait alors un magnifique parterre de fleurs multicolores. Gageons que Monique et les Amchott sauront s’inspirer de ce modèle pour leur nouveau jardin !
Illustrations
Restitution du jardin renaissance du Lutzelbourg, C. Rémy, 1989
Le Landskron, Merian Matthäus, Topographia Germaniae, 1663
Schéma du projet des Amchott, PiP
Cartes postales ~1900 des châteaux, collection PiP
Photographies, PiP
Nova terra, Herrade de Landsberg, Hortus Deliciarum,12ème siècle
Sources
T. Biller, Château de Lutzelbourg, 1975
A.H. Caille, C.L. Salch, Les jardins des Châteaux d’Ottrott, CAMS, 1989
Post scriptum
Nous avons mentionné plus haut que l’asaret était cultivée à Ottrott. Chez nous, son nom commun était Haselwurtz. Elle passait pour dissiper l’ivresse. Bigre ! En fait, c’est un vomitif et un expectorant. Charlemagne la faisait déjà cultiver dans ses jardins. On disait qu’elle traitait efficacement la jaunisse ! Aujourd’hui, elle est classée parmi les plantes vénéneuses dangereuses !
Les deux photographies qui précèdent datent de la fin du siècle passé. Vous y voyez le jardin dessiné par l’équipe de C.L. Salch et sa mise en fleurs par les bénévoles de l’époque !
Gloire à nos aînés !
Et merci à André à qui nous devons ces belles images !